Le détroit de TORRES

 

Le détroit de TORRES à TANIMBAR, Indonésie.

 

 

Avant tout, quelques chiffres :

  • 2300 miles ont été parcourus depuis les Vanuatu
  • + de 20 000 miles parcourus depuis notre départ de France à raison de 5 miles à l’heure
  • Et bientôt 6 années d’exploration des différents peuples, océans et jungles
  • 6 années de découvertes, d’éblouissements de part les cultures, la faune, les paysages

                                                           Et maintenant, l’Asie.

  • Nous venons d’apprendre que seulement 200 voiliers par an, tous pays confondus, s’aventurent en Asie du sud est…
  • Et seulement une vingtaine venant d’Europe 
  • Puis 1 à 2 familles avec enfants : nous en faisons partis…et nous sommes fiers !

     

TORRES:

 

Détroit redouté par tous les marins, passage de 150 miles de distance (soit 270 km environ) parsemé de récifs, de cargos et de courants, la profondeur de ce détroit est d’une cinquantaine de mètres …

Soit, nous étudions le guide nautique de Jimmy Cornwell, mettons sur papier toutes les recommandations :

 

  • Arriver à l’entrée du détroit au petit jour, pour le parcourir de jour
  • Mouiller derrière certains ilots la nuit pour repartir le lendemain
  • Passer le canal avec 15 n max de vent est plus prudent

 

Nous faisons tout l’opposé :

 

Samedi, tentative de départ et retour : la mer est démontée à la sortie de la barrière de corail de port Moresby.

Nous décidons car nous n’avons plus le choix,  de partir de port Moresby le dimanche matin avec 25 nœuds de vent, 170 miles parcourus avec une houle de travers d’environ 4 à 5 mètres, pour dire, nous embarquons des paquets de mer dans le cockpit et récoltons au passage des poissons volants jusque dans l’annexe !

Une nuit et une journée dures, à peu dormir (sauf pour les enfants qui ne pensent qu’à manger et jouer)  comme nous avons eu finalement assez souvent sur cet océan pacifique, un cadeau d’adieu ?

Et nous voilà dans le début du canal la nuit, avec 25 nœuds de vent régulier et nos premiers cargos croisés : nous réduisons toute la voilure au maximum et nous roulons avec une moyenne de 8 nœuds avec des pointes à 10.5 nœuds : notre deuxième nuit blanche commence (dire que nous avons encore 7 jours à faire..à quelle sauce ? le destin le dira) : le courant est avec nous, ouf !

Nous avons tout de même calculé une entrée avec la marée montante, nous décidons par sécurité de longer la route des cargos sur la droite, la nuit se passe à observer, écouter car la nuit est noire, les récifs sont partout, à dévier la trajectoire sur plusieurs endroits.

Pas d’arrêt sur ce canal qui fini en entonnoir, d’une seule traite nous parcourons ces 150 miles en  …19h !!, on est pas loin du golf du Morbihan…Nous quittons la mer de corail et le Pacifique…

 

MER D’ARAFURA:

 

Et nous voilà face à la mer d’ARAFURA , une mer si peu profonde que nous naviguons pendant 5 jours  avec une profondeur de 50 m environ, nous faisons attention car récifs…et bateaux de pêche par dizaine, cargos, une vie incroyable, nous passons du désert à la jungle humaine.

Nous comprenons pourquoi nous trouvons des kangourous arboricoles en Papouasie…il n’y avait pas d’eau à l’époque.

Les bateaux de pêches ne nous captent même pas, c’est à nous de faire attention…nouvelles bonnes nuits en perspective…

Nous nous dirigeons sur notre première ile d’Asie du Sud Est, TANIMBAR, ile d’Indonésie avec une météo que nous n’avons jamais connue depuis notre début de tour du monde, il ya 6 ans : mer quasie plate avec un vent arrière constant de 15 à 20 nœuds maximum et…une tempête de ciel bleu le jour, remplacé d’une nuée d’étoiles la nuit….ELHAZ, notre protection divine, nous fait un beau cadeau : merci de nous récompenser ainsi….

 

A noter quelques incidents tout de même :

  1. Hydrogénérateur tout neuf (produit des ampères pour l’energie du bord gràce à une hélice tractée) n’hydrogénère pas même à 8 nœuds !), donc moteur 2h par jour et les panneaux solaires prennent le relais : heureusement que nous n’avons pas de frigo !
  2. Feux de navigation, important, qui claquent au bout de 10 secondes, réparation et utilisation du secours : toujours prévoir.
  3. De nuit, et bien sur, la voile se coince dans les haubans de la 2eme barre de flèche : monter au mat par 2x, de nuit et avec les vagues : ça tombe bien, je n’avais pas envie de dormir et je m’ennuyais !
  4. Et pour finir, le régulateur des panneaux solaires ne régule plus, obligé de démonter, rafistoler et inventer un système de fusible cablé..SINON nous nous passions le relais à la barre jour et nuit…

Antenne VHF cassé, obligé de faire une antenne de fortune avec du fil électrique

 



Un commentaire pour « Le détroit de TORRES »

  1.  
    domcipango
    18 juin, 2015 | 11:47
     

    Depuis le tour de l ile de ré ensemble sur le yes, vous en avez fait de la route , Ce tour du monde serra bouclé,…. Avec Cipango je n ai que traversée l atlantique ! ca donne envie de repartir en voyage votre blog … Mais pas seul cette fois ci , partager cette aventure , c est la solution !

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